• Salomé

Athènes • carnet de voyage

En juillet 2018, nous avons découvert la Grèce et ses îles, entourés en permanence d'une douce chaleur de vivre. Récit de notre première étape de 72 heures à Athènes, entre architecture antique et quartiers émergents.

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Vendredi

11h. Nous sommes arrivés à notre AirBnb, dans le quartier de Neapoli. Ce joli quartier est situé à une quinzaine de minutes à pied du centre historique de la ville, loin du tumulte des touristes et au pied du Mont Strefi.

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Malgré le décalage horaire, nous nous baladons dans les petites rues, arpentant de nombreux cafés et belles terrasses colorées sur les rues Ippokratous et Kallidromiou.

Nous nous arrêtons à deux pas de notre appartement pour manger à l’ombre de la cour de Leuka, notre première taverne familiale et accueillante. Il est déjà presque 15h et nous sommes les seules personnes assises entre les tonneaux de vin.

La fatigue aura eu raison de nous et nous partons faire une sieste jusqu’à 20h, juste le temps de recharger les batteries et de pouvoir profiter de notre première soirée ici.

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20h. Nous marchons jusqu’à la place Monastirakiou, le centre névralgique de la nuit à Athènes, pour apprécier notre première vue sur l’Acropole. Nous nous dirigeons ensuite vers Plaka, la vieille ville pleine de charme et aux escaliers accueillant tables et chaises de restaurants, dans une ambiance paisible. Après avoir monté toutes les marches, nous nous arrêtons dîner à Sissifos, une belle terrasse - bien que touristique - située sous l’Acropole.

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Samedi

10h. Nous nous réveillons de bonne heure malgré la fatigue et allons éveiller nos sens au marché fermier qui se tient chaque samedi, sur la rue Kallidromiou - à l’entrée du Mont Strefi. D’innombrables étals vendent fruits colorés et poissons frais sous les énormes parasols oranges ; la vie bat son plein et nous nous laissons porter par la douce vague des locaux qui vont et viennent avec leurs gros caddies.

Nous nous posons au café Paraskinio, entre deux marchands, et observons les hommes discuter en fumant et les femmes s’affairer à leurs courses. Nous faisons un dernier tour au marché, contournant les rues principales pour nous perdre dans les petites ruelles fleuries puis nous nous dirigeons de nouveau vers le centre.

14h. Nous déambulons au marché central, lieu incontournable de la scène gourmande et locale ; nous avions repéré Diporto, un restaurant en sous-sol à une rue du marché. La petite pièce compte moins de cinq tables et accueille une minuscule cuisine ouverte ou le chef concocte chaque jour un menu unique en fonction des arrivages au marché. Les plats se partagent tous et sont aussi copieux que délicieux , servis avec leur Retsina maison et du raki comme touche finale.

Nous nous baladons dans les larges allées de Monasiraki puis marchons jusqu’au Mont Aeropagus pour admirer la belle vue d’Athènes. Nous en profitons pour visiter l’Acropole qui, à notre surprise, n’est pas bondée de touristes à cette heure-ci. Après de belles découvertes au détour du Parthenon et le temple d’Athena Nike - entre autres -, nous tombons sur l’Erechtheion, un magnifique temple à l’architecture complexe qui, en plus d’être un tombeau, comporte plusieurs sanctuaires dédiés à Athena et Poséidon. En face du temple se dresse le célèbre olivier dont la légende dit qu’il est apparu pendant la bataille entre Athena et Poséidon, L’arbre original a été détruit pendant la Seconde guerre mondiale, mais un petit bout a été préservé et un nouvel arbre a été planté en 1952.

Une fois la visite terminée, nous attendons le coucher du Soleil en nous baladant autour de la montagne, entre Anafiotika et Thissio. Si Thissio n’aura que très peu retenu notre attention, Anafiotika est devenu notre quartier préféré d’Athènes : minuscule village au sommet de Plaka, il a des airs des Cyclades avec ses belles maisons et l’atmosphère des îles qui s’en dégage. Nous nous dépêchons en nous disant que nous reviendrons le jour suivant dans ce lieu hors du temps et arrivons juste à temps pour admirer l’heure dorée qui pare Athènes d’une lumière divine depuis le Mont Aeropagus.

Après cette jolie parenthèse et cette longue journée, nous revenons dans notre quartier aux influences bohèmes et aux lieux alternatifs et artistiques. Nous dînons tardivement à Alma Laxei, un restaurant que nous avions repéré et qui nous a été recommandé par Roxani, notre hôte AirBnb. L’endroit est sublime : il se résume en une immense terrasse de verdure, embellie par les lumières qui flottent dans les arbres.

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Dimanche

09h. Nous nous réveillons de bonne heure aujourd’hui car nous voulons profiter un maximum de notre dernier jour à Athènes. Nous nous arrêtons prendre de nombreuses viennoiseries à la boulangerie Artiston sur Char. Trikoupi (pour seulement 3,70 euros).

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Une fois le petit-déjeuner englouti, nous marchons tout droit vers Plaka, ou nous passerons la matinée à refaire les mêmes rues inlassablement. Nous nous posons un instant à Agioi Anargyroi, une église singulière au coeur du quartier. Depuis les rues Erechtheos ou Erotokritou, vous trouverez deux entrées vous menant à cet ancien monastère. Des femmes travaillant et vivant probablement là nous donnent de l’eau et du pain et nous restons là un instant, à profiter de la sérénité des lieux.

15h. Nous revenons vers le centre-ville et mangeons de délicieux Gyros (nos premiers du voyage) à Tzatziki, en plein coeur de Monastiraki.

17h. Après une courte balade en ville, nous montons en haut du Lycabettus, la plus haute colline d’Athènes, pour voir une dernière fois le Soleil se coucher sur la ville depuis sa vue la plus impressionnante. Nous y restons, assis par terre, jusqu’à 22h puis retournons à notre appartement à pied.

22h30. À la recherche d’un restaurant ouvert un dimanche après 22h dans notre quartier, nous allons à Alvi, un des endroits que nous a recommandés Roxani. Ce fût notre coup de coeur de notre escapade à Athènes! Situé dans une petite ruelle, le restaurant a tout le charme de l’authenticité ; tous les plats délectent nos papilles et nous surprennent à chaque bouchée et le serveur, un jeune passionné et amoureux de son pays, n’hésite pas à nous en apprendre davantage sur la cuisine grecque, les bières locales et le vin d’ici.



Namaste,

Salomé