• Salomé

Beyrouth, cliché et impressions

Août 2019. Nous posons nos valises au Liban pour deux semaines à la découverte du pays. Notre premier stop dans ce pays où tous les contrastes se mêlent fut Beyrouth, capitale intrépide connue pour sa vie nocturne et son histoire mouvementée. Pour ma part, elle a été une véritable surprise, un bonbon doux-amer dont on ne se lasse jamais de goûter à nouveau.

J'aimais les fois où l'on prenait les « services », ces taxis rocambolesques nous déposant sur le chemin de notre lieu final. À l'arrière, j'entendais sans écouter les discussions entre mon copain - libanais - et les chauffeurs, dans cette langue étrangère dont les sonorités me sont presque familières aujourd'hui. La ville défilait sous mes yeux comme un vieux film, les couleurs en plus. Les immeubles vétustes laissaient entr'apercevoir des vestiges de richesses oubliées.

Des rideaux et vêtements pendaient au seuil de balcons surchargés qui crachaient de la poussière jusque sur les trottoirs, émiettant les parcelles de lumière en une pluie de particules scintillantes. Je tournais la tête et voyais se dessiner le contour de tours neuves et luxueuses, dont l'architecture pourrait rivaliser avec les plus belles créations contemporaines. Des imaginaires multiples se dégageaient de ces deux ambiances, voisines et impénétrables.


Les voitures passent et s'entrechoquent presque sans aucune once de colère. Tout semble couler dans cette abondance de vie. Et dans le désordre apparaît l'harmonie.


Et je pensais que la beauté de Beyrouth, comme le bonheur, réside en les divers regards que nous lui portons. Lorsque l'on observe la ville de loin, tout est chaos et désordre, suffocation et klaxons. Mais si l'on s'attarde dans ses détails, que l'on déambule au coeur de ses quartiers mystérieux et accueillants, on se rend compte que cette ville a beaucoup plus à offrir qu'une première impression.