• Salomé

Matapalo, perle cachée du Costa Rica

Notre première étape au Costa Rica se nomme Matapalo. Ce nom évocateur cache derrière ses belles sonorités des paysages plus éblouissants encore, sauvages et préservés. À seulement 40 minutes de voiture du célèbre parc Manuel Antonio, nous nous sentons ici à la fois proches et éloignés de tout.

- Carnet de route -

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Samedi.

C’est dans la nuit que nous découvrons Matapalo, minuscule village aux allures de micro-paradis. Nous venions de faire près de 20 heures de voyage depuis Montréal, dont 8 heures d’escale à l’aéroport de Mexico City. Nous avions subi l’attente aux douanes à San José et connu quelques mésaventures (par ailleurs très courantes) à la location de voiture - faites attention si vous louez une voiture au Costa Rica, ils vous demanderont des assurances supplémentaires, "obligatoires" dans le pays.

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Le bruit des vagues, le vent dans les arbres et le calme paisible à notre arrivée nous réchauffent le coeur. Nous posons nos sacs pour nos deux premières nuits au Costa Rica à Casa Aba Matapalo, véritable perle cachée dans un lieu au secret bien gardé.

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Notre (gigantesque) chambre, en hauteur, nous donne l’impression d’être perchés en pleine jungle - les moustiques en moins. Nous nous hâtons de dormir, impatients de découvrir ce véritable nid au lever du jour.

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Dimanche.

Au réveil, la lumière du Soleil naissant pare notre chambre, dénuée de fenêtres, d’une belle lueur dorée. Nous descendons prendre notre petit-déjeuner et partons à la découverte de Playa Matapalo, à 30 mètres de Casa Aba. La plage, jonchée de palmiers qui la parcourent à perte de vue, est magnifique et déserte, au sable sombre nous rappelant la forte activité volcanique du pays. Nous courons à l’Océan Pacifique (une première pour moi), à l’eau surprenamment chaude malgré les nombreuses vagues qui vont et viennent nous réveiller.


Nous quittons ce petit paradis ; aujourd’hui, nous allons à Manuel Antonio. Le parc, très touristique (c’est un des parcs les plus petits du Costa Rica mais c’est aussi le plus visité), est tout de même bien préservé. Les villages et routes alentours débordent d’auberges de jeunesses et d’hôtels, sans pour autant ternir le paysage. Dès l’entrée, nous tombons sur trois petits singes qui semblent être bien habitués des humains. En nous greffant de loin à un groupe guidé, nous apercevons un paresseux, accroché au sommet d’un arbre.

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Une petite demi-heure de marche (un chemin ombragé est aménagé de bois et de passerelles partout, sinon, il y a un autre petit sentier moins fréquenté juste en parallèle sur la gauche) nous mène à Playa Manuel Antonio. La plage est très belle mais le monde nous oppresse déjà. De nombreux touristes, pour certains peu respectueux des animaux, mangent ou bronzent sur cette grande crique et je ne peux m’empêcher de penser à la faune, dont le bien-être est menacé ici pour notre plaisir de voir des animaux au plus près.

Nous restons un moment sur la plage puis allons à Playa Espadilla Sur, à 2 minutes de marche et sommes surpris qu’elle soit presque vide. Si nous avions eu davantage de temps, nous aurions aimé aller à Playa Escondido, davantage reculée. Le parc ferme très tôt (à 16h) et nous sommes vite avertis que nous devons commencer à rebrousser chemin.

Nous nous dépêchons de conduire jusqu’à Matapalo pour y être à temps pour le coucher de Soleil. Miracle, lorsque nous arrivons, bière dans une main et appareil photos dans l’autre, l’océan est au loin et laisse sur la plage une fine couche mouillée prête à accueillir les dernières lumières du jour. Se crée un effet miroir entre ciel et terre des plus somptueux : les nuages se fondent sur le sable qui se couvre de rose et d’orange - et de toutes leurs nuances. Seul le mouvement de l’Océan vient nous indiquer la frontière avec le ciel.

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Nous dînons à un soda à Matapalo puis rentrons à notre petit hôtel.

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Lundi.

C'est notre dernière matinée à Matapalo avant de reprendre la route. Nous profitons de la plage au lever du Soleil (nous sommes les pieds dans le sable dès 5h30) et passons la moitié de la journée là, jusqu'à ce que la chaleur nous incite à rentrer.