VENISE ET SA RÉGION

À la recherche de la Dolce Vita

Venise, la Sérénissime, nous berce dans sa lumière unique le long de ses canaux sans fin. Je l'ai redécouverte en Été, où la chaleur se répand jusque dans ses ruelles étroites ne laissant aucune place à l'ombre. Fuyant les touristes, je vous emmène au sein de la Cité des Doges authentique, dans ses quartiers où la vie est calme et douce.

SAM_1770.JPG

JOUR 1

Venise fait partie d'une étape d'un joli voyage sur les routes du Nord de l'Italie. Je laisse alors la voiture à Trévise pour prendre le train, tôt le matin. J'avais déjà visité Venise quelques années auparavant, en plein mois pluvieux de mars ; je suis impatiente de voir la lumière estivale changer l'architecture unique de la ville et exalter ses couleurs.

venise blog voyage namaste salome

Une heure plus tard, j'arrive à la gare de Venise, et après plus d’une heure à me perdre dans les dizaines de ruelles de Venise - avec, en prime, mon gros sac sur le dos - je trouve enfin mon petit nid pour la nuit, l'hôtel "Giorgione", caché sur une place minuscule à deux pas du pont du Rialto. Le lieu est hors du temps, reflétant au mieux l’art et la décoration Vénitienne : lourdes tapisseries vert émeraude, détails peints, matériaux nobles et, belle surprise, une piscine dans un patio intimiste. La chambre a une vue magnifique sur les toits de la ville et je prends le temps de profiter de la piscine, alors que le Soleil est à son zénith.

BLOG4.jpg

En fin d’après-midi, je sors enfin vagabonder dans une Venise dénuée de touristes, après avoir demandé des conseils au gentil réceptionniste. Je me rends dans le « Ghetto », un quartier résidentiel au nord de la ville, pour prendre l’Aperitivo. Et me retrouve entourée de Vénitiens, se délectant d’une fin de journée chaude et ensoleillée. Je marche entre deux canaux et m'imprègne du charme du quartier, ses vêtements étendus entre deux bâtiments, et le canal venant se jeter dans l’Adriatique.

Je remonte ensuite vers la Piazza San Marco, en m'arrêtant ça et là pour grignoter de délicieuses bouchées salées. La place s’est quelque peu vidée de la foule et je peux admirer le coucher de Soleil se reflétant dans l’eau et sur les gondoles. Alors que la nuit tombe, je marche, me perdant volontairement pour rejoindre Campo Santa Margherita, une petite place animée située dans le quartier de Dorsoduro. Ici, l'ambiance est locale et étudiante, festive et joyeuse, de quoi profiter de cette chaude soirée. C’est le cœur léger que je regagne ma petite chambre, dans la nuit apaisante de Venise.

JOUR 2

Le lendemain, je me lève de bonne heure et me délecte d’un petit déjeuner copieux et coloré dans le patio. Je n'ai pas encore de programme défini pour la journée, si ce n'est que je veux absolument assister au réveil de la ville et admirer le spectacle matinal de Venise : les livraisons de poisson, le marché du Rialto prenant vie, les quartiers s'animant peu à peu.

 

SAM_1870.JPG

Il est 8h00. Je sors enfin de l'hôtel et me hâte jusqu'au marché. Là, je me balade entre les étals de fruits et légumes frais, guettant les bateaux qui vont et viennent vider des caisses entières pour rassasier les vénitiens. Il règne une ambiance de village ici, tout le monde semble se connaître et j'avance dans cette dynamique vivante et agréable.

BLOG7.jpg

Après avoir réjoui mes sens au marché, je prends un Vaporetto au hasard et tombe sur la charmante Santa Croce, un quartier populaire de Venise. Ici, les musées et bâtiments mythiques se font timides mais il y réside une véritable âme et vie de quartier, où fleurissent magasins, bars et ateliers d'artistes autour de canaux minuscules. En me baladant, je découvre même une fabrique de gondoles sur l'autre rive. Une halte s'impose au palais Ca' Pesaro, abritant les musées d'art moderne et d'art oriental dans un immeuble baroque. À ma grande surprise, le musée dévoile sous mes yeux des oeuvres de Klimt, Chagall ou encore Matisse, entre autres grands noms.

BLOG8.jpg

Après avoir flâné dans ce bel endroit, je repars en direction des îles Murano et Burano. Je prends un Vaporetto noir de monde et au bout de près d’une demi-heure sur l’eau, j'arrive à Murano, l’île du verre. Je m'éloigne des axes principaux  pour me retrouver seule à arpenter les petites rues de l’île, puis pars vers Burano, l’île connue pour sa dentelle mais aussi et surtout pour ses belles maisons colorées. Cette île est de loin ma préférée ; c’est une profusion de couleurs qui s’offre à moi, les maisons se suivent et ne se ressemblent pas. Les multiples tonalités colorées sont de vrais plaisirs pour les pupilles. Cette île semble presque déserte lorsque l'on emprunte les chemins peu connus et dévoile timidement sa beauté, brute et vive.

 

BLOG.jpg
BLOG9.jpg

Je rentre en fin d’après-midi à Venise, pour profiter des dernières heures, bercée par la Dolce Vita et le romantisme de la ville. Je passe la soirée à marcher dans la ville, me régalant de bonnes pâtes d'une minuscule trattoria dont j'ai perdu le nom, à la cuisine typique et populaire.

SAM_1996.JPG

JOUR 3

Aujourd'hui je reprends le train direction Trévise, afin de rouler jusque dans les villages cachés de la Vénétie pour découvrir cette région peu connue de l'Italie. J'arrive dans un petit village, Crocetta del Montello, où je rencontre un adorable couple y vivant. Ils m'emmènent poser mes sacs dans un petit Bed and Breakfast installé au milieu des vignes, La Méridiana. Là-bas, je suis accueillie par un de leurs amis qui m'offre gracieusement une chambre pour la nuit.

SAM_1574.JPG

Travaillant en journée, ils me conseillent Asolo, une jolie pépite à quelques minutes de route de Crocetta, et me donnent rendez-vous le soir pour dîner avec eux.

Asolo est perché en haut d’une colline et cache dans ses ruelles des merveilles architecturales. Ici encore, je suis seule à déambuler dans la petite ville, entre campagne et belles pierres. Les fleurs pendent des balcons et m'offrent un spectacle haut en couleurs. J'arrive à trouver un peu de répit dans ses ruelles pentues, à l'ombre de petites arcades en pierre. Le village demeure endormi pendant que je vagabonde, de ses hauteurs à son centre, entre ses maisons étroites et ses bâtiments tous collés les uns aux autres. Les vignes italiennes me tendent les bras depuis les balcons de cette micro-ville intemporelle. J'y retrouve les charmes de la Provence, mêlés au caractère des villages viticoles du Sud-Ouest de la France comme Saint-Émilion. Un mélange exquis pour les yeux.

Je reviens à mon petit hôtel, puis, après m'être préparée, je rejoins Simone et Mara. Ils m'emmènent dîner dans un autre village, Bassano del Grappa, et me font profiter du beau paysage dans une virée en campagne au coucher du Soleil à bord de leur voiture. Les vignes se colorent d’or pour devenir presqu’oranges ; un vent léger fait danser les arbres et voler nos cheveux. Il fait encore jour lorsque nous arrivons à Bassano. Nous traversons le mythique Ponte Vecchio, un pont entièrement fait de bois traversant la Brenta et datant du XIIIe siècle.

Le Soleil vient se reposer sur les bâtiments blancs, la ville semble se réveiller à la tombée du jour, où beaucoup de jeunes prennent l’Aperitivo sur une grande place. Simone et sa compagne me font visiter la ville et, à une terrasse, me font goûter aux meilleurs cocktails italiens dans une atmosphère douce et joyeuse. Ils me dirigent ensuite vers un petit restaurant caché, au pied de la rivière, couvert de fleurs et d’arbres. Là, ils m'offrent un assortiment de tous les repas présents sur la carte, afin que je puisse me délecter de toute la cuisine du pays ; les italiens ont le sens du partage.

Une fois les ventres remplis et une dernière balade dans la jolie ville la nuit, Mara et Simone me raccompagnent à la petite auberge.

Le lendemain matin, je prends mon petit-déjeuner entre les vignes accompagnée du gentil couple rencontré hier. Le père de Simone vient nous rejoindre pour un dernier café avant que je reprenne la route.

Namaste, Salomé